Un constat

Dans bon nombre d’églises, la Bible est presque réduite au silence. C’est le livre qui dérange ou dont on va à la « chasse » le dimanche pour le dépoussiérer. Au fait, il n’a pas été lu tout au long de la semaine. C’est du « fast-food », de la malbouffe spirituelle. Beaucoup de chrétiens sont des « fils de fer habillés » (des malnutris – on devrait créer un Programme Alimentaire Spirituel à leur intention). D’autres choses, autre que la prédication, ont pris sa place : le divertissement, les annonces, les faire-part, la mise en avant. Mes frères, qu’est-ce qui ne va pas ? Dans quel monde sommes-nous ? Le prédicateur se contente de raconter une histoire, une boutade, la dernière anecdote, partager un petit message ; exhorter, juste pour susciter la méditation ou pour faire le bouffon comme si nous étions en manque de rire, dans un cirque ou amnésiques. Trop, c’est trop ! C’est tout sauf ce qui s’appelle la prédication. Beaucoup s’en retourne pire à la maison. Avons-nous oublié la parabole racontée par Jésus ? « Or, lorsque l’esprit impur est sorti de l’homme, il parcourt des lieux arides, cherchant du repos, et il n’en trouve point. Alors il dit : Je retournerai dans ma maison, d’où je suis sorti ; et étant venu, il la trouve vide, balayée et ornée. Alors il s’en va, et prend avec lui sept autres esprits plus méchants que lui, et étant entrés, ils habitent là ; et la dernière condition de cet homme-là est pire que la première. » Le  naturel, revient au galop. C’est pourquoi, nos églises grouillent de monde le dimanche, mais ils (les soi-disant chrétiens) mènent une vie différente (voire de patachon) le reste de la semaine. Un cher ami me parlait récemment de la RDC où l’église locale le dimanche « est pleine comme un œuf » (pleine à craquer), mais ce pays dans les médias est le siège de la violence et des viols. Qu’est-ce qui est allé de travers ? Qu’est-ce qui n’a pas tourné rond ?  Simple réponse : les gens ne sont pas convertis et n’ont rien compris de la nouvelle naissance. Ils sont religieux, mais pas convertis. Rappelons que naître dans un four ne fait de personne un biscuit, et naître dans une étable ne fait de personne un cheval, pour dire qu’il ne sert à rien de naître dans un pays dit « chrétien » ou dans une famille chrétienne, alors qu’on n’est pas converti d’en-haut (L’Évangile selon Jean 1:12-13). Les pasteurs sont tellement préoccupés par le prochain « per diem », qu’ils gribouillent quelques phrases (et font du coq à l’âne) le Samedi soir après s’être délecté de « top-étoiles » (une émission T.V) que le dimanche, il vous raconte des histoires à vous faire dormir debout ou tout simplement l’objet de leur récréation à la télé nationale. Je me dis que cela est digne d’une grève spirituelle ou devrait faire l’objet d’un sit-in! L’anémie de l’église est le résultat de l’absence de la vraie prédication. On donne aux gens l’impression que Dieu aime tout le monde, il ne ferait pas de mal à une mouche, alors que ces inconvertis courent droit vers l’enfer. Réveillez-vous ! Il faudrait montrer à tous ces conducteurs de chorale leur état misérable et les amener à la petitesse et non « au culte de leur personne », pensant qu’ils sont si importants, et que Dieu (ou l’église pour ne pas exagérer) ne ferait pas sans eux.

Mes chers collègues, sauf le respect que je vous dois, prêchez la parole. Etudiez-la et cessez de raconter des bobards ou du baratin. Cessez d’appeler à la vocation le premier « poulet » qui en exprime le désir pour l’auréole du titre de pasteur ou de docteur. Nous avons un sacerdoce et il faut confronter l’homme à son péché, et qu’il s’en repente (Proverbes 28:13). Priez ardemment pour le réveil et surtout que ce soit avant tout personnel.  À  bon entendeur salut ! Et avec amour !

Le Dieu Majestueux

Le Dieu Grand et Majestueux

Il y a de cela trois mille ans, un roi illustre a clairement montré le chemin à suivre pour connaître Dieu en disant : « Tremblez ! » (Le roi David, Psaume 4:5).

Que signifie ce mot ? Je me rappelle un jeune garçon qui est allé voir les chutes du Niagara. Il a été immensément impressionné par la force phénoménale qui émane de la puissance des chutes d’eau. Rivé sur place (ou resté ébahi) à admirer ce spectacle à couper le souffle, tremblant, il était tout autant intimidé par le danger que par la magnificence qui s’en dégageait. S’approchant du bas pour mieux contempler le panorama sublime de l’arrière, il ne pouvait s’empêcher d’en parler pendant plusieurs jours, rempli d’un sentiment de crainte et d’admiration sans borne.

Jeune, faisant du camping sur l’île de Wight, je suis allé me promener une nuit sur les falaises du Culver avec un groupe d’amis. Alors que nous étions engagés dans une conversation bruyante, soudain, un éclair fulgurant accompagné d’un coup de tonnerre tonitruant zébra le ciel au-dessus de la Manche. Toute la falaise fut ébranlée pendant qu’une grande tempête s’annonçait à un peu plus d’un kilomètre de là. Nous qui habituellement étions bravaches, nous nous sommes assis et avons contemplé pendant une bonne heure dans un silence total, atterrés, saisis d’épouvante et tremblants de peur.

Pour chercher Dieu, il nous faut commencer par le commencement : nous émerveiller de nous-mêmes. Chacun doit s’interroger : qui suis-je ? La vérité est la suivante : nous sommes des êtres d’une valeur exceptionnelle, dotés d’une âme éternelle qui nous dispose à vivre en communion avec Dieu. À ce titre, nous sommes de loin supérieurs aux animaux. Nous sous-estimer, c’est commettre la plus grande erreur possible. Continue reading “Le Dieu Majestueux”

Psaume 41:4

Il te couvrira de ses plumes, et tu auras retraite sous ses ailes; sa vérité sera ton bouclier et ton écu (Psaume 41:4).

Oh la gracieuse et bienfaisante comparaison ! Ainsi qu’une poule protège sa couvée et lui permet de se blottir sous ses ailes, de la même manière le Seigneur protège son peuple et lui permet de se réfugier en lui.
N’avons-nous pas vu les petits poussins sortant la tête de dessous l’aile de leur mère ? N’avons-nous pas entendu leur petit cri exprimant leur joie ? Abritons-nous pareillement sous l’égide de notre Dieu. Nous y trouverons une paix inexprimable, dans cette pensée qu’il nous protège et nous garde.
Tant qu’il nous couvre ainsi, nous sommes sans crainte. Il serait étrange qu’il en fût autrement; comment pourrionsnous rester dans l’inquiétude quand l’Eternel lui-même veut devenir notre asile, notre refuge et notre repos ?
Sachons comprendre cela, et, jouissant ainsi de sa sûre garde, nous pourrons combattre pour lui. Nous avons besoin, pour cela, de bouclier et de cuirasse, mais si nous nous confions vraiment en lui, sa vérité nous servira d’armure complète. Le Seigneur ne peut mentir; il reste fidèle à son peuple et sa promesse est sûre. Cette vérité est le bouclier dont nous avons besoin. Derrière lui, nous sommes à l’abri des traits enflammés de l’ennemi. Approche-toi, mon âme, et cache-toi derrière ses larges (C. H. Spurgeon).

Psaume 16:8

« Je me suis toujours proposé l’Eternel devant moi ; puisqu’il est à ma droite, je ne serai point ébranlé » (Psaume 16:8).

Telle est la meilleure manière de vivre. Ayant l’Eternel toujours devant nous, nous avons la plus noble des compagnies, le plus saint des exemples, la plus douce des consolations, la plus puissante des influences. Mais c’est là un choix déterminé à faire, et qui doit être maintenu pendant tout le cours de la vie : « Je me suis proposé l’Eternel. » Avoir un oeil toujours fixé sur celui de son Maître, une oreille toujours prête à entendre sa voix, telle est la position normale de tout homme de Dieu. Son Dieu est tout près de lui, remplissant son horizon, traçant le sentier de sa vie. Que de folies nous seraient évitées, que de péchés nous surmonterions, combien nous déploierions de vertus et connaîtrions de joie, si nous avions l’Eternel toujours devant nous ! — Pourquoi pas ? C’est le secret de la sécurité.

Le Seigneur remplissant toujours nos pensées, nous éprouverions une grande tranquillité et une réelle assurance du fait de sa constante    proximité ! Il est à notre droite pour nous guider et nous aider ; aussi nous ne sommes pas effrayés devant la force, la fraude ou la légèreté des hommes. Quand Dieu est à notre droite, nous sommes sûrs de ne pas être ébranlés. Venez seulement, ennemis de la vérité ; précipitez-vous sur moi, si vous le voulez, comme une tempête. Dieu me garde et me maintient ; il demeure avec moi. De qui aurais-je peur ? (C. H. Spurgeon)