J’ai prêché la vérité divine dans la mesure ou j’ai pu la comprendre. Je n’ai pas eu honte de sa particularité. Pour ne pas rendre inefficace mon témoignage, je me suis clairement séparé de ceux qui se sont égarés dans la foi et aussi de ceux qui ont pactisé avec eux (C.H. Spurgeon).
Month: May 2013
Les Trésors de la Foi Mois de Mai
1er Mai
« Les montagnes et les coteaux éclateront de joie avec un chant de triomphe devant vous, et tous les arbres des champs y applaudiront » (Ésaïe 55:12).
QUAND notre péché est pardonné, notre plus grand sujet de peine prend fin et fait place à la plus vraie de nos joies. Tel est le bonheur quelle Seigneur répand sur ceux qui se sont réconciliés avec lui, qu’il semble déborder sur la nature et la remplir de ses accents. Il y a dans le monde matériel une musique latente que le cœur renouvelé peut en tirer, et sait transformer en harmonie sensible. La création est comme un orgue dont l’homme de la grâce connaît la clef et sur lequel il n’a qu’à poser la main pour faire éclater l’univers tout entier en un concert de louanges. Les montagnes et les coteaux, avec les choses grandioses de la nature forment la basse, tandis que les arbres des forêts et la création animée donnent la mélodie et le chant. Quand la Parole de Dieu produit des fruits au milieu de nous, et que des âmes sont sauvées, alors tout semble chanter autour de nous. Quand nous entendons les témoignages des nouveaux convertis, et les expériences des chrétiens plus avancés, nous nous sentons si heureux que nous ne pouvons que louer le Seigneur, et qu’il nous semble que les rochers et les collines, les bois et les champs répercutent nos notes joyeuses et font du monde un riant orchestre. Seigneur, je voudrais en ce beau jour de mai me joindre à cette symphonie universelle, et, ainsi qu’un pinson, chanter tes bontés et ta gloire.
2 Mai
« Celui qui sème pour l’Esprit moissonnera de l’Esprit la vie éternelle » (Galates 6:8).
IL peut sembler que semer soit une opération perdue, car c’est enfouir du bon grain dans le sol pour ne plus le revoir. Semer pour l’Esprit peut aussi paraître une chimère et un rêve ; il faut, pour cela, renoncer à soi-même, et en apparence, ne rien retirer. Mais si nous semons pour l’Esprit en nous étudiant à vivre pour Dieu, en lui obéissant, et en n’ayant que sa gloire en vue, nous ne travaillerons pas en vain. Notre récompense sera la vie, même la vie éternelle. Or, cette vie, nous l’avons dès que nous apprenons à connaître Dieu, que nous entrons en relation et sommes en communion avec lui. Cette vie coule comme une rivière qui va s’élargissant et s’approfondissant jusqu’à ce qu’’lle nous entraîne dans l’océan de la félicité infinie, où la vie de Dieu devient nôtre pour l’Eternité. Ne semons pas aujourd’hui pour notre chair ; « celui qui sème pour la chair moissonnera de la chair la corruption. » Mais avec une sainte ambition, vivons pour le plus élevé, le plus pur, le plus spirituel des buts, cherchant l’honneur et la gloire de notre Dieu saint dans l’obéissance à son Esprit de grâce. Quelle moisson admirable que celle de la vie éternelle ! Quelles gerbes de bénédictions et de félicité sans bornes nous allons recueillir ! Et pour nous, quelle fête joyeuse qu’une semblable moisson ! Ô Dieu, accorde nous d’être, par ta grâce, de ces heureux moissonneurs !
3 Mai
« Quand tu entendras au haut des mûriers un bruit comme des gens qui marchent, alors marche ; car alors l’Eternel sortira devant toi pour battre le camp des Philistins » (2 Samuel 5:24).
IL y a des signes de l’action de Dieu qui devraient nous émouvoir. L’Esprit de Dieu souffle où il veut et tu en entends le son. C’est alors le moment d’être d’autant plus attentif. Saisissons ces occasions précieuses et sachons en profiter. Nous avons à combattre les Philistins en tous temps mais quand L’Éternel lui-même marche devant nous, il y a de quoi nous rendre plus vaillants encore. La brise secouait le sommet des mûriers, et David et ses gens reconnurent ce son comme le signal de l’attaque ; et tandis qu’ils avançaient, l’Éternel lui-même frappa les Philistins. Oh, qu’aujourd’hui le Seigneur nous donne le moyen de parler à ceux qui nous entourent ? Soyons attentifs à savoir profiter des occasions qui se présentent. Qui sait si ce jour ne sera pas un jour de bonnes nouvelles, une saison de salut pour quelque âme ? Tenons notre oreille ouverte pour écouter le bruissement du vent et notre esprit libre et prêt à obéir au signal. Sa promesse est que, « alors l’Éternel sortira devant toi. » N’est-ce pas là un encouragement suffisant pour tenter l’entreprise ? Et du moment que le Seigneur marche devant nous, nous ne saurions rester en arrière.
4 Mai
« Toi, ô mon ennemie ! Ne te réjouis point sur moi. Si je suis tombée, je me relèverai ; si j’ai été couchée dans les ténèbres, l’Éternel m’éclairera » (Michée 7:8).
C’EST une personne foulée et opprimée qui parle ainsi. Noire ennemi peut éteindre notre lumière pour un temps. Mais il y a un sûr espoir pour nous auprès du Seigneur ; si nous nous contions en lui en restant intègres, notre temps d’abattement et d’obscurité sera de courte durée. Les insultes de notre ennemi ne sont que pour un moment. Le Seigneur changera bientôt son rire en pleurs et nos soupirs en chants de joie. Et si, pendant quelque temps, le grand ennemi de nos âmes vient à triompher de nous, comme il a triomphé d’hommes meilleurs que nous, prenons quand même courage, car dans peu nous vaincrons. Nous nous relèverons de notre chute. Le Seigneur, lui, n’est point tombé et il nous redressera. Nous ne demeurerons point dans les ténèbres, bien que nous ayons pu y passer quelque temps. Car notre Dieu, source de la lumière, ne tardera pas à faire luire sur nous un jour brillant. Ne désespérons ni ne doutons point. Un demi-tour de roue de plus, et le point qui, l’instant d’avant, touchait encore la terre atteindra le sommet. Malheur à ceux qui rient maintenant, car ils pleureront et seront en deuil, quand l’objet de leur vanterie sera changé en celui d’une honte éternelle. Mais heureux ceux qui pleurent saintement, car ils vont recevoir une divine consolation.
5 Mai
« L’Éternel, ton Dieu, ramènera aussi tes captifs et aura compassion de toi ; il te rassemblera de nouveau d’entre tous les peuples parmi lesquels l’Éternel, ton Dieu, t’avait dispersé » (Deutéronome 30:3).
LE peuple de Dieu peut, hélas ! Se vendre pour être captif du péché. C’est un fruit amer procédant d’une racine très amère. Quel esclavage, que celui d’un enfant de Dieu vendu au péché, dans les chaînes de Satan, et privé de sa liberté, de sa puissance dans la prière, de sa joie en son Dieu ! Prenons garde de ne pas tomber dans une semblable servitude ; mais, si peut-être nous y sommes engagés, ne désespérons pas. Nous ne pouvons pas rester captifs à toujours. Le prix payé par Jésus pour notre rachat est trop élevé pour qu’il nous laisse aux mains de l’ennemi. Mais le chemin de la liberté est : «Retourne à L’Éternel ton Dieu. » Là, où nous avons trouvé une première fois le salut, nous le retrouverons une seconde : au pied de la croix, en confessant notre péché. Ensuite, « écoutons la voix de l’Éternel notre Dieu, de tout notre cœur et de toute notre âme, en tout ce qu’il nous commande, » et notre esclavage cessera. L’esprit abattu et la tristesse de l’âme s’évanouissent, on l’a vu souvent, aussitôt que nous quittons nos idoles et que nous nous inclinons avec soumission devant le Dieu vivant. Pourquoi rester captifs ? Reprenons sans tarder notre droit de cité en Sion, et que le Seigneur nous ramène de l’exil. Continue reading “Les Trésors de la Foi Mois de Mai”